Le réseau des Océanistes

Nouveaux défis environnementaux et gouvernance dans le Pacifique

Les nations du Pacifique sont parmi les premières à être impactées par les changements climatiques globaux. Les écosystèmes largement endogènes de leurs îles sont menacés par toute intrusion d’espèces exotiques invasives. Les îles basses et atolls sont les principales cibles de la montée du niveau des océans. Les cyclones, toujours plus nombreux ces dernières années, frappent de manière répétée cette région du monde. Enfin, les habitants de certaines îles pourraient bientôt faire partie des réfugiés climatiques. Pourtant, la responsabilité des États du Pacifique dans la crise environnementale globale est communément considérée comme faible.

Les accords commerciaux et d’aide au développement économique avec des partenaires internationaux incitent ces États à appliquer sur leurs territoires des principes contraignants de conservation de la biodiversité et de développement durable. Toutefois, leurs populations n’aspirent bien souvent qu’à davantage de bien-être économique.

Cette situation paradoxale place les États du Pacifique face à de multiples dilemmes dont l’un des plus centraux est celui de la gouvernance, en particulier de la gouvernance environnementale. Comment faire face à la fois aux aspirations en termes de développement de leur population tout en acceptant les exigences de bonne gouvernance des partenaires internationaux ? Quelles stratégies et quelles structures de gouvernance locales, régionales, nationales sont mobilisées pour faire face aux nouveaux défis écologiques et économiques ? Comment les relations locales avec l’environnement sont-elles remises en cause, réaffirmées, remodelées ou encore véhiculées dans ce contexte ?

 

Les communications proposées dans cette session pourraient concerner, mais ce n’est pas exhaustif :

-       Les processus contemporains de décisions relatifs à l’environnement. Les intervenants pourraient par exemple interroger la façon dont les modes de gouvernance locaux, régionaux, nationaux sont sollicités et négociés, ainsi que les nouvelles structures de gouvernance qui émergent, dans le contexte esquissé ci-dessus.

-       La question de la participation des populations locales dans le cadre des projets supposés permettre d’assurer la conservation de la biodiversité sur leurs terres, tout en contribuant à un « développement durable » de leur économie.

-       La gestion des risques environnementaux (cyclones et ouragans, tsunamis, tremblements de terre, inondations, etc.). Quelles représentations les populations locales ont-elles de ces catastrophes naturelles et plus largement des changements climatiques actuels ? Comment les gèrent-ils ?

-       Le devenir de savoirs et de savoir-faire « traditionnels » relatifs à l’environnement dans le contexte d’initiatives de conservation de l’environnement et/ou de développement économique.

-       Les dispositifs juridiques mis en place par les États du Pacifique pour gérer l’environnement et la dialectique de ces dispositions légales avec les « traditions » locales.


Responsables
Elodie Fache (CREDO, Centre de Recherche et de Documentation sur l'Océanie, Marseille) : felodie18@gmail.com
Marieke Blondet (AgroParisTech Nancy) : marieke.blondet@agroparistech.fr
Bran Quinquis (Post-doctorant Labex Corail) : branquinquis@yahoo.fr


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